L’épuisement professionnel : le maillon manquant entre conditions de travail et qualité des soins

Une étude prospective suédoise menée auprès de 4 132 soignants et relayée par le JIM démontre que l'épuisement professionnel agit comme le principal médiateur dégradant la qualité perçue des soins sous l'effet des contraintes de travail.

Le burnout explique ainsi 50 % de l'impact négatif de la surcharge de travail et 41 % de celui des tâches illégitimes, tout en révélant des leviers spécifiques selon le métier : la lutte contre la bureaucratie s'avère prioritaire pour les médecins, la régulation de la charge de travail pour les infirmiers, et le gain d'autonomie décisionnelle pour les aides-soignants.

Malgré des limites liées à l'évaluation auto-déclarée, l'étude conclut que la préservation de la qualité des soins exige des interventions d'ingénierie organisationnelle ciblées et adaptées à chaque profession plutôt qu'une simple prise en charge individuelle du stress.

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